
À Rabat, la 23ᵉ édition du Festival international du conte a réuni des artistes venus de 40 pays autour d’un thème universel : la patrie.
Organisé du 13 au 20 juillet, l’événement célèbre la richesse de la tradition orale et son rôle dans la transmission de la mémoire collective.
Parmi les participants figurait le conteur mauritanien Abdellah Mohammed Bilal. À travers ses récits, il a évoqué les sacrifices nécessaires à la construction d’un pays où règnent « la sécurité, la stabilité et des conditions de vie décentes ».
Au-delà des spectacles, le festival a proposé des concerts de musique folklorique, des défilés de costumes traditionnels et des rencontres mettant en valeur la diversité culturelle du Maroc.
Aïcha Kandicha revisitée
Cette édition a également remis à l’honneur la figure légendaire d’Aïcha Kandicha, personnage emblématique de la tradition orale marocaine.
Souvent décrite comme une créature surnaturelle inspirant la peur dans les récits populaires, elle est ici présentée sous un autre jour.
La conteuse marocaine Fatima Bassour a choisi de raconter une version différente de cette légende.
Selon elle, Aïcha Kandicha « n’était pas un génie, mais une femme marocaine libre qui a défendu sa patrie, ouvertement comme dans la clandestinité ».
Pour certains historiens et spécialistes des traditions populaires, cette légende pourrait s’inspirer d’une femme ayant participé à la résistance contre les invasions étrangères.
À l’occasion de son 30ᵉ anniversaire le festival a été créé en 1996 , les organisateurs ont également mis l’accent sur la sauvegarde du patrimoine immatériel.
Des ateliers consacrés à la collecte, à la documentation et à la transmission des récits oraux ont complété la programmation, rappelant l’importance du conte comme outil de préservation de l’histoire, des cultures et des identités.
Source : africanews