
Depuis 22 ans, le Festival international du film de Salé met en lumière les femmes et leur rôle dans l’industrie cinématographique marocaine.
Une tradition perpétuée cette année encore lors de la 19e édition, qui s’intéresse notamment aux opportunités, aux financements et aux rôles proposés aux femmes dans le cinéma. Sur le tapis rouge, les actrices et réalisatrices sont à l’honneur. « Le festival de la ville de Salé défend la cause des femmes à travers les films projetés, mais aussi grâce à la présence de ces femmes », souligne l’actrice marocaine Bouchra Ahrich. Nouveauté cette année : pour la première fois, les films sont sous-titrés en arabe, afin de permettre au public de mieux comprendre les œuvres présentées. Plusieurs cinéastes ont également été récompensés pour leur carrière.
Parmi eux, Mohammed Abderrahman Tazi, premier réalisateur homme à recevoir un trophée du festival de Salé. Après plus de six décennies consacrées au cinéma, le réalisateur marocain dit mesurer l’honneur de cette distinction.
« Puisque les femmes représentent la moitié de la société, les cinéastes doivent montrer la situation des femmes au Maroc », affirme-t-il. Il se félicite également du dialogue qui s’est instauré entre réalisateurs et réalisatrices. Pendant une semaine, le festival propose neuf longs métrages en compétition dans la catégorie fiction. Parmi les participantes, la scénariste et réalisatrice Baro Orokiatou, venue présenter Burnikabe. Pour elle, le festival est une occasion de découvrir les œuvres de réalisatrices et de mettre en avant leur regard artistique.
Un rendez-vous qui permet aussi aux professionnels de repérer de nouveaux talents et de futurs films pour d’autres festivals africains, notamment le FESPACO, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Et sur le tapis rouge, le public était lui aussi au rendez-vous. Dans une ambiance festive, les spectateurs ont attendu l’arrivée des stars, entre photos, autographes et selfies.
Source : africanews