
En Côte d’Ivoire, le ministère en charge de l’Environnement est résolument engagé dans la lutte contre les effets néfastes du changement climatique à l’horizon 2035.
Ce mardi 9 juin 2026, le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG) a organisé sa tribune hebdomadaire « Tout savoir sur ». À cette occasion, une personne ressource du secteur de l’environnement a échangé avec la presse. Il s’agissait de Mohamed Sanogo, coordonnateur du Programme national changements climatiques (PNCC). Ce responsable a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 33,07 % d’ici à 2035.
Ces dernières années, le pays a été confronté à de nombreux phénomènes, notamment des pluies exceptionnelles, des inondations, l’érosion côtière et des perturbations des saisons agricoles. Face à ces défis, le gouvernement a engagé plusieurs programmes visant à renforcer la résilience des populations, à réduire les vulnérabilités et à préparer un avenir durable pour les générations futures.
Pour le coordonnateur, l’engagement de l’État se traduit par des investissements majeurs dans six secteurs clés : l’énergie, l’agriculture, la gestion des ressources naturelles, la protection côtière, l’assainissement urbain et la prévention des catastrophes.
Le rétablissement de l’embouchure naturelle du fleuve Bandama à Grand-Lahou, à travers le projet WACA (Programme de gestion du littoral ouest-africain), marque un tournant dans la protection du littoral ivoirien.
La Côte d’Ivoire poursuit également une ambitieuse politique de reconstitution du couvert forestier national, avec pour objectif de porter celui-ci à 20 % du territoire national à l’horizon 2030.
Dans le domaine de l’adaptation, plusieurs initiatives concrètes sont en cours. Il s’agit notamment du renforcement des systèmes d’alerte précoce contre les inondations, de projets d’assainissement et de drainage urbain, ainsi que de programmes de résilience côtière. S’y ajoutent des actions de restauration des paysages forestiers, la promotion de l’agriculture intelligente face au climat et le développement de mécanismes de protection des populations les plus vulnérables.
Sur le plan international, le pays s’est imposé comme un acteur majeur de la diplomatie climatique. Grâce à l’engagement du gouvernement, la Côte d’Ivoire mobilise d’importantes ressources auprès des mécanismes internationaux de financement climatique afin d’accompagner la mise en œuvre de projets structurants au bénéfice des populations.
« La Côte d’Ivoire a un besoin de financement de 16 milliards de dollars. En 2024, 5 milliards de dollars ont pu être mobilisés », a précisé Mohamed Sanogo.
Ces financements visent à consolider la résilience nationale et à soutenir la transition écologique vers un développement sobre en carbone.
Par Solange KANGAH