
Une nouvelle page s’ouvre pour l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). À l’issue du 12e congrès ordinaire et électif, organisé les 6 et 7 juin 2026 à la Maison de la Presse d’Abidjan-Plateau, Marie-Laure N’Goran a été élue présidente du Conseil exécutif de la faîtière des journalistes ivoiriens.
Dans un contexte marqué par la volonté de rétablir la cohésion après les turbulences ayant récemment secoué l’organisation, la journaliste et présentatrice de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), à la tête de la liste « UNJCI Nouvelle Vision », a obtenu 244 voix sur 408 votants, soit 59,80 % des suffrages exprimés.
Face à elle, Stéphane Bahi, candidat de la liste « Ensemble pour une union forte et solidaire », a recueilli 161 voix, représentant 39,46 % des suffrages. Trois bulletins ont été déclarés nuls.
Cette victoire revêt une portée symbolique particulière. Trente-cinq ans après la création de l’UNJCI en 1991, Marie-Laure N’Goran devient la première femme à accéder à la présidence de l’organisation. Elle succède à Jean-Claude Coulibaly et hérite de la mission de conduire la reconstruction et le renforcement de l’union professionnelle.
Placée sous le thème « Rassemblement et reconstruction », cette grand-messe du journalisme ivoirien a également permis le renouvellement des autres instances dirigeantes. Étienne Atta a ainsi été élu président du Conseil d’administration avec 243 voix contre 159 pour son adversaire.
Sous la nouvelle équipe dirigeante, l’UNJCI entend renforcer la solidarité entre les professionnels des médias, défendre leurs droits et promouvoir un journalisme fondé sur la qualité, la responsabilité et l’éthique.
Créée en 1991, l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire s’appuie sur l’héritage de figures emblématiques de la presse nationale telles que Yao Noël, premier président de l’organisation, Diégou Bailly, Bamba Alex Souleymane, Ibrahim Sy Savané, Mam Camara ou encore Raphaël Lakpé. Ces pionniers ont contribué à structurer la profession, à défendre la liberté de la presse et à améliorer les conditions d’exercice du métier. Ils sont également à l’origine du Prix Ebony, lancé en 1993 et devenu l’une des distinctions les plus prestigieuses du paysage médiatique ivoirien.
Par Solange KANGAH (Stagiaire)