CAN 2025 : les Eléphants assurent le minimum

Champions d’Afrique en titre, les Éléphants de Côte d’Ivoire, logés dans la poule F, ont fait leur entrée en lice ce mercredi 24 décembre face au Mozambique. Cette affiche, l’une des plus attendues depuis le coup d’envoi de la compétition, s’est soldée par une petite victoire des hommes de Emerse Faé au Grand Stade de Marrakech.

Annoncée favorite, la Côte d’Ivoire a pourtant livré une entrée en matière poussive face à une sélection mozambicaine présentée comme l’outsider de la poule. Dès les premières minutes, les Éléphants tentent quelques incursions offensives, mais ces velléités restent timides et manquent cruellement de tranchant.

Il faut attendre la 26e minute pour assister à la première véritable alerte dans le camp mozambicain. Sur le flanc droit, Amad Diallo s’arrache au terme d’un duel âpre avec son vis-à-vis avant d’adresser un centre en retrait parfaitement exploité par Yann Diomandé. La frappe est cadrée, mais le dernier rempart mozambicain veille au grain et repousse le danger.

À dix minutes de la pause, la domination ivoirienne se traduit dans les chiffres, avec plus de 58 % de possession de balle. Une maîtrise stérile toutefois. Malgré une animation jugée percutante par séquences, les hommes d’Emerse Faé peinent à emballer la rencontre. Les deux équipes regagnent finalement les vestiaires sur un score nul et vierge, laissant planer un sentiment d’inachevé côté ivoirien.

De retour sur la pelouse, la Côte d’Ivoire trouve enfin la lumière à la 49e minute. Sur une action collective parfaitement construite depuis le milieu de terrain, Amad Diallo libère les siens. D’un sang-froid remarquable, l’ailier ivoirien ajuste le ballon avec précision et trompe le portier adverse, offrant ainsi le but tant espéré aux champions d’Afrique.

L’élan ivoirien aurait pu se transformer en festival. Le coup de tête puissant du capitaine Franck Kessié, passé à quelques millimètres du poteau mozambicain, a fait retenir le souffle des supporters. D’autres situations dangereuses suivront, sans toutefois connaître une issue heureuse. Malgré un jeu de fond séduisant et une maîtrise globale de la rencontre, cette première sortie laisse un goût d’inachevé. Pour des champions en titre, les Éléphants repartent avec la sensation de pouvoir et de devoir faire bien mieux.

Par Serge EKRA