Nigeria : un projet de loi pour accélérer les opportunités de la ZLECA

Le gouvernement nigérian estime que le projet de loi visant à transposer l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) dans le droit national permettra au pays de mieux exploiter les opportunités du marché africain tout en protégeant ses intérêts économiques.

S’exprimant jeudi à Abuja lors d’une audition publique consacrée au texte, la ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement, Jumoke Oduwole, a souligné que cette législation offrira un cadre juridique clair pour la mise en œuvre de la ZLECA, renforçant la transparence et la prévisibilité pour les investisseurs et les entreprises.

« Le projet de loi de transposition de la ZLECA est à la fois opportun et nécessaire. Il ne s’agit pas simplement de mettre en œuvre un traité international, mais de positionner le Nigeria afin qu’il tire pleinement parti des opportunités du commerce continental tout en préservant ses intérêts nationaux », a-t-elle déclaré.

Selon la ministre, le texte permettra de coordonner l’action des différentes institutions publiques dans l’application de l’accord et d’assurer le respect des engagements du Nigeria, tout en lui donnant les moyens de faire valoir ses droits dans le cadre de la ZLECA.

Mme Oduwole a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le programme « Espoir renouvelé » du président Bola Tinubu, qui vise à accélérer la diversification de l’économie, stimuler l’industrialisation, développer les exportations, attirer davantage d’investissements et créer des emplois.

Elle a également affirmé que cette réforme contribuera à bâtir une économie nigériane plus compétitive et plus résiliente, réitérant l’engagement de son ministère à travailler étroitement avec l’Assemblée nationale tout au long du processus législatif.

Ouvrant les travaux, le président de la Chambre des représentants, Abbas Tajudeen, représenté par le vice-président du groupe parlementaire, le député Isiaka Ibrahim, a salué une démarche législative fondée sur l’inclusion et la participation des parties prenantes.

Selon lui, les auditions publiques constituent un outil essentiel pour renforcer la démocratie et garantir que les lois répondent aux besoins réels des citoyens.

M. Tajudeen a rappelé que le commerce demeure l’un des principaux moteurs de l’économie nigériane, favorisant l’investissement, la production, l’élargissement des marchés, la création d’emplois, l’innovation et la confiance des consommateurs.

Il a estimé que, dans un contexte de diversification économique et d’intégration commerciale accrue du continent, le Nigeria doit adapter son cadre juridique aux nouvelles réalités économiques, aux évolutions technologiques et aux meilleures pratiques internationales.

L’audition publique vise ainsi à recueillir les contributions des acteurs publics et privés afin d’améliorer le projet de loi et de garantir qu’il favorise l’entrepreneuriat, la compétitivité et l’intégration du Nigeria au marché unique africain.

Source : apanews