
Champions d’Afrique en titre, les Éléphants de Côte d’Ivoire lancent officiellement la défense de leur couronne ce mercredi 24 décembre 2025. Pour leur entrée en lice dans cette CAN Maroc 2025, les hommes d’Emerse Faé défient le Mozambique, dans une rencontre très attendue qui servira de premier véritable baromètre sur l’état de forme de la sélection ivoirienne.
Face aux médias, à l’occasion de la conférence de presse d’avant-match tenue ce mardi à Marrakech, le sélectionneur ivoirien a tenu à tempérer toute euphorie. « Ce n’est pas parce que nous sommes tenants du titre que nous arrivons avec de la confiance. La confiance vient du travail et de la préparation », a-t-il martelé, affichant une prudence assumée.
Une posture qui s’explique par les souvenirs encore vifs de la CAN 2023 disputée à domicile. Sacrés au terme d’un parcours héroïque, les Éléphants avaient pourtant vécu une entame cauchemardesque, marquée notamment par une lourde défaite face à la Guinée-équatoriale. Un épisode encore présent dans les mémoires et qui avait nourri, à l’époque, le discours de ceux qui attribuaient le sacre ivoirien davantage à la chance qu’à la maîtrise.
Aujourd’hui, le contexte est différent. Depuis le coup d’envoi de la CAN Maroc 2025 le 21 décembre dernier, la Côte d’Ivoire avance avec une étiquette lourde à porter : celle de l’équipe à abattre. Pour bon nombre de sélections engagées, battre le champion en titre vaut presque un trophée, même sans aller au bout de la compétition.
Un statut pleinement assumé par le capitaine Franck Kessié. « En tant que tenant du titre, on est l’équipe que tout le monde veut battre. Cela met une pression supplémentaire, mais une pression positive », a-t-il confié à Marrakech.
Lucide et concentré, Emerse Faé sait que ce premier rendez-vous face au Mozambique va bien au-delà d’un simple match d’ouverture. Pour les Éléphants, il s’agit de poser les premières bases de la défense du titre et d’ouvrir officiellement la route vers une ambition claire : décrocher une quatrième étoile continentale.
Par Serge EKRA