
La filière cacao ivoirienne traverse une période de fortes turbulences. Depuis novembre 2025, l’accumulation de stocks de fèves invendues et les tensions sur le marché international fragilisent un secteur central de l’économie nationale. Face à cette situation, le gouvernement ivoirien a engagé une série de mesures visant à stabiliser la commercialisation du cacao et à soutenir les producteurs.
Parmi les décisions annoncées figure la réorganisation du calendrier des campagnes agricoles, une mesure destinée à relancer la dynamique d’achat et à éviter un engorgement durable du marché.
Désormais, la grande campagne cacaoyère s’étendra du 1er septembre au 28 février, tandis que la petite campagne se déroulera du 1er mars au 31 août. Ce réaménagement réduit d’un mois la campagne principale et avance d’un mois la campagne intermédiaire.
L’objectif est clair : faciliter la reprise des achats de fèves par les exportateurs et les industriels, dont plusieurs avaient ralenti leurs activités face aux incertitudes du marché.
Dans un contexte de fluctuations des cours mondiaux, certains négociants internationaux ont jugé le niveau de prix maintenu à 2800 Francs difficilement soutenable, ce qui a contribué à freiner les engagements d’achat et à accentuer l’accumulation de fèves dans les zones cacaoyères.
Pour atténuer les effets de cette situation sur les planteurs, l’État avait déjà lancé un programme de rachat d’une partie des stocks résiduels afin de soutenir le marché intérieur et de limiter les pertes pour les producteurs.
La reprise progressive des achats pourrait permettre d’écouler ces stocks et de redonner de la visibilité à une filière qui fait vivre l’économie.
Premier producteur mondial de cacao, La filière constitue l’un des piliers des recettes d’exportation du pays.
Claire Bin