Maroc : investissement minier, le pays s’impose comme destination de référence

Le Maroc consolide sa position parmi les destinations minières les plus attractives d’Afrique, selon la deuxième édition du classement «25 Top Mining Destinations» de The Africa Report. Longtemps associé au phosphate, le Royaume diversifie aujourd’hui son portefeuille minéral et mise sur une stratégie nationale ambitieuse pour devenir un hub régional intégré.

La deuxième édition du classement « 25 Top Mining Destinations » confirme le Maroc dans le peloton de tête des pays africains offrant le plus fort potentiel minier. Classé quatrième, le Royaume devance des acteurs historiques tels que le Ghana, la Zambie ou la Mauritanie, et se maintient aux côtés de l’Afrique du Sud, de la Namibie et du Botswana, illustrant ainsi la solidité de son attractivité sur le continent.

Le classement s’appuie sur le « Mining Attractiveness Index », un indice composite évaluant non seulement la richesse géologique mais aussi la capacité des États à transformer leur potentiel minier en valeur tangible. L’indice intègre treize minerais stratégiques, parmi lesquels le cuivre, le cobalt, le lithium, le nickel et l’or, et pondère ses critères à hauteur de 50 % sur le potentiel géologique, 10 % sur la dynamique des projets et 40 % sur l’environnement opérationnel, incluant gouvernance, infrastructures et climat des affaires.

Historiquement reconnu pour ses réserves phares de phosphate, dont il détient 70 à 75 % des réserves mondiales, le Maroc élargit aujourd’hui son spectre minéral. Le cobalt de Bou Azzer le place dans la course mondiale aux métaux pour batteries électriques, tandis que ses gisements de cuivre, argent, barytine, zinc et fluorine contribuent aux chaînes industrielles essentielles à la transition énergétique.

Au-delà des ressources, le classement met en lumière les progrès de l’environnement opérationnel marocain. La réforme du Code minier, la digitalisation du cadastre et l’intégration progressive de standards ESG renforcent la visibilité et la confiance des investisseurs. Les entreprises locales, telles que Managem, développent des chaînes de valeur intégrées autour du cobalt et du cuivre, consolidant ainsi l’ancrage industriel du Royaume.

Cette performance s’inscrit dans un contexte international marqué par la compétition mondiale sur les métaux critiques et les pressions géopolitiques. Les États-Unis multiplient leurs partenariats en Afrique via des opérateurs comme Kobold Metals, tandis que la Chine poursuit son expansion méthodique. Le Maroc tire profit de sa position géostratégique, de sa stabilité institutionnelle et de sa diplomatie économique proactive, qui rassurent les partenaires étrangers.

Source : hespress